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Retrouvez régulièrement sur Lucy toute l'actualité de John, Paul, George, Ringo et tout ce qui a trait de près ou de loin aux Beatles. Nous collectons et recoupons pour vous les informations aux quatre coins de la Toile pour ne vous donner que le meilleur et le plus juste possible. Bonne lecture !


Dimanche 28 octobre 2007 :

Le jour où j’ai rencontré Paul McCartney


Paul McCartney sur le fronton de l’Olympia, quel plus beau rêve peut imaginer un fan ?
Peut-être d’assister à ce concert exceptionnel dans des conditions exceptionnelles ?
Peut-être d’imaginer s’approcher un peu plus de la scène à tout moment du concert ?
Peut-être de se retrouver à quelques mètres de cet artiste qu’on croit inaccessible ?

Quoi rêver de mieux ?
Difficile à imaginer, non ?
Le voir d’encore plus près ?
Lui tendre le bras dans l’espoir de le frôler un instant ?
Lui serrer la main chaleureusement comme à un vieux pote ?
Echanger quelques mots en bredouillant deux ou trois mots d’anglais ?
Qu’il vous prenne la main en vous regardant droit dans les yeux ?

Attendez, faut pas rêver non plus.



Résumé des épisodes précédents :

Ok, c’est le parcours du combattant pour gagner le droit de le voir dans ce lieu mythique. Mais le jeu en vaut la chandelle. Une fois cette épreuve passée et une longue journée dans les pattes, je me retrouve, avec mes amis, fébrile dans ce temple de la musique chargé d’histoire et de souvenirs qui hantent les couloirs jusqu’au simple strapontin.
Avec une place numérotée au balcon, j’ai le secret espoir de gagner durant le concert, des places bien mieux placées que celle du fond à laquelle l’ouvreuse nous conduit à l’ouverture des portes. D’ailleurs les lumières s’éteignent et Paul se glisse devant le rideau comme un jeune artiste intimidé avec sa petite guitare acoustique pour interpréter un petit air qui installe l'atmosphère de la soirée.

Bien vite, l’ambiance monte et j’essaie d’avancer en gagnant quelques rangs, de m’asseoir sur les marches mais les consignes sont strictes et on me demande à chaque fois de regagner ma place. Il ne me reste plus qu’à descendre dans la fosse pour sentir l’ambiance « vu d’en bas ». Après deux ou trois morceaux, voyant arriver la fin du concert, je remonte et, sans réfléchir, m’élance vers le premier rang du balcon. Celui des VIP. Incroyable, je suis passé.
Je n'en reviens pas. Je me fais tout petit mais très vite, je me retrouve à côté de « Monsieur » Henri Salvador qui ne rate pas une miette du spectacle. Je jubile. Un petit coup de fil à l'ami Max qui attend fébrilement des news de ce spectacle dont il rêve aussi depuis un bon moment et qui entend en live toutes ces chansons qui lui tirent si souvent les larmes des yeux.
Un coup de tête à gauche, je vois Laurent Voulzy à quelques mètres debout en train de dévorer son idole des yeux. Un rang derrière, c’est M., alias Mathieu Chedid, qui tape des mains comme un fou… Et moi, je suis accoudé au balcon juste au-dessus de Paul plaquant les accords de Let It Be et Lady Madonna avec une décontraction et une joie qui fait plaisir à voir.

Je suis aux anges. Je ne peux pas rêver d’une plus belle place pour voir Sir Paul back in l’Olympia.
Puis, il revient sur scène en proposant de faire un tour « back in the sixties » comme il dit, avec un I Saw Her Standing There comme un certain mois de janvier 64 où les four lads from Liverpool débarquent pour la première fois à la capitale. Et le concert se termine en mettant le feu avec un Get Back histoire que la boucle soit bouclée.
Le public est debout évidemment. L’Olympia est en feu. Ca y est, le rêve est enfin réalisé. Depuis le temps qu’on attendait ça.
On peut rentrer à la maison le coeur léger et la satisfaction d'une journée bien remplie et riche en souvenirs qu'il fera bon de raconter au enfants et petits enfants les soirs d'hiver au pied de la cheminée...

Avant de regagner ma place, je vois Monsieur Salvador qui est aux anges, lui aussi, et avec qui j'échange quelques mots tout en l'aidant à mettre son manteau. Il a toujours son sens de l'humour légendaire et ça me met d'autant plus le baume au coeur.
Je l'aide même à remonter les quelques marches devant les difficultés qu'il a à se déplacer entre les rangs. Vu son age, il a d'autant plus de mérite d'avoir fait le déplacement pour assister à ce concert exceptionnel. Encore une belle rencontre qui va s'allonger aux nombreux souvenirs d'une journée riche en rebondissements. La suite va me démontrer que je n'étais pas au bout de mes surprises.

En remontant les marches, je croise Laurent Voulzy, grand fan des Beatles, comme chacun sait, et le salue en échangeant également quelques mots du style : "grand moment que de voir Paul à l'Olympia, pas vrai ?". Comment ça, pas très original ? Mais il me répond tout de même avec beaucoup de gentillesse qu'il l'a déja vu en 72 avec les Wings.
"Ah, je croyais que tu allais me dire 64" dis-je d'un ton blagueur (oui, ça m'arrive). Et lui de préciser que, par contre, Antoine De Caunes, lui les avait vu en 64...
Et de fil en aiguille, voila que vient nous rejoindre M. avec qui nous continuons notre petite conversation ...en toute simplicité. Lui aussi, très abordable, c'est un véritable plaisir de parler Beatles avec des monstres de la chanson française. Salvador, Voulzy, M., que rêver de mieux ?
Entre temps, Ramon vient me rejoindre et suit tout ça d'un air amusé.

Voulzy s'éclipse et, en les accompagnant dans leur avancée vers la sortie, je croise Jérôme Soligny que j'avais déjà rencontré plusieurs fois et notamment lors de la première de LOVE au Planétarium. Après quelques échanges avec Jérôme sur le forum et sur son invitation permanente dont il dispose à intervenir sur Lucy lorsqu'il le souhaite, sur nos impressions respectives du concert... je me rend compte que tout le monde a quitté le balcon et que nous nous retrouvons tout seuls avec Mathieu, Jérôme et cinq ou six autres personnes qui les accompagnaient.

Sans que j'ai le temps de réaliser, voila que Mathieu s'engouffre dans un passage discret. Je n'hésite pas longtemps avant de les suivre...

Très vite, sans vraiment réaliser, je me retrouve dans un monte-charge qui descend d'un ou deux niveaux et nous mène dans un labyrinthe de couloirs qui me semblent interminables.
Je n'osais imaginer qu'au bout se trouvait le Sacré Graal.

Et voila qu'on débouche sur une salle où il y a une quarantaine de personnes à tout casser. Et encore. Là, je suis ahuri. je reconnais Rusty, plus loin Abe, puis ce cher Wix...
Je crois rêver. Tous les zicos sont là. Je m'avance dans cette salle en suivant la troupe. Je distingue un piano à queue noir dans le fond.
Je me pince tant je n'y crois pas. Dans la foulée, j'envoie un texto à Max pour lui dire là où je suis. Il trépigne sur place. Il devient fou de l'autre côté du téléphone.

Je me dis, il manquerait plus que Paul soit là pour passer vraiment dans la troisième dimension.
Et, tout d'un coup, je tourne la tête et qui je vois ? Paul himself en train de discuter avec Henri Salvador et Laurent Voulzy. J'hallucine...

Paul est là devant moi, à quelques mètres, quelques centimètres, quelques millimètres...
Avec un air très simple et très décontracté, il discute avec tout le monde. Il salue chaleureusement Mathieu avec un grand sourire et échange quelques mots avec lui. Ils ont l'air de bien se connaître. Ils se connaissent depuis l'interview croisée de Rock & Folk organisée par Jérôme Soligny en 2005 et à l'occasion de laquelle Mathieu évoque un petit boeuf qu'ils avent fait tous les trois sur Sgt Pepper. En toute simplicité, quoi ? Cool

Ensuite, Mathieu lui présente Audrey Tautou, sa compagne dans la vie, et avec qui Paul ne peut s'empêcher d'évoquer le film sur Piaf qu'il a beaucoup apprécié et qui lui a même donné l'idée de remonter sur la scène de l'Olympia.
Puis c'est le tour de Jérôme Soligny à qui Paul adresse un chaleureux "Hello, good to see you again" ou un truc dans le genre. Là aussi, ils semblent bien se simplicité puisque Jérôme s'est occupé de la promo de Love en France et l'a donc rencontré à plusieurs reprises.
Guillaume Durand est aussi là et ce joyeux petit monde semble passer un bon moment en la compagnie de Paul.

Moi, je suis tout ça d'un air ébahi et essayant de réaliser là où j'étais et ce que j'étais en train de vivre. Comme dirait l'autre, le temps suspendait son vol...

A un moment, Voulzy les rejoint et décident de faire une photo de famille avec Mathieu, Audrey...
Chouette photo, ça. J'aurais aimé être dessus. Mais on va dire que j'étais ...pas loin Cool

Dans la foulée, je profite d'un moment de répit et me décide enfin à aborder Paul. Il me tend la main avec un grand sourire. Vraiment adorable, ce mec. D'une vraie simplicité et d'une étonnante facilité d'accès. D'accord, on est salle VIP mais quand même...
Pour la petite histoire, il était en train de manger un gâteau (JV je suppose) et prend soin de s'essuyer la main en s'excusant avant de me la tendre ...alors que j'en connais qui donneraient cher pour lui serrer la main plein de miettes de gâteau. N'est-ce pas, les gars ?

Je bredouille deux ou trois mots en anglais sans trop de conviction (ben oui, j'avais rien préparé) et là, quelqu'un lui fait remarquer le "OM" que j'avais autour du cou (symbole hindou cher à George Harrison). Et ça a été l'occasion d'évoquer brièvement George en me disant que ça lui fait chaud au coeur de voir ce symbole.
C'est alors qu'il se passe quelque chose d'incroyable et de complètement inattendu. Il me prend la main, pose la sienne au-dessus et commence à me fixer droit dans les yeux. Tout d'un coup le trouble m'envahit. Et pour cause, e n faisant ce geste Paul est tout simplement en train de me raconter la dernière fois qu'il avait vu George à l'Hôpital, et comment il lui avait pris la main, l'avait gardé ainsi en la serrant très fort, et était resté ainsi pendant un long moment seul avec lui. Un moment lourd en émotion pour lui, comme on peut aisément l'imaginer, et qui semble le troubler à cet un instant au moins, autant que moi.

Et je peux vous dire que cela fait quelque chose lorsque Paul Mc Cartney fait un geste avec une telle portée symbolique. Ce moment-là, je ne suis pas prêt de l'oublier.

Pour conclure la conversation, je lui ai fait remarquer qu'il n'avait pas joué Yesterday, et que tout le monde s'attendait à ce qu'il revienne en final seul avec sa gratte pour la chanter. Enfin que ça ne devait pas être si fréquent de ne pas l'inclure.
Il m'a dit que qu'il y avait parfois des shows où il ne la chantait pas mais que, c'est vrai, il aurait pu le faire. C'était une idée. Et comment que c'est une bonne idée
Et quand je lui ai dit que c'était peut-être une occasion de revenir à l'Olympia, il m'a répondu, avec un sourire, "why not ?" Laughing

On peut toujours se plaire à y croire...

Et comme toute bonnes choses ont une fin, l'un de ses gardes du corps a finalement remarqué que je n'avais pas de pass et m'a demandé de sortir.
Je ne sais pas comment il s'en est rendu compte ni comment je me suis fait repérer à ce moment là mais on va dire que c'est déja pas mal si j'ai pu rester aussi longtemps.
Une bonne vingtaine de minutes qui m'ont paru une éternité.

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