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DVD Plastic Ono Band
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Bonsoir Paris, les Beatles et la presse française
Bonsoir Paris, les Beatles et la presse française

Artistes sous influence : Cotton Mather
Avec leur album Kontiki, ce groupe texan s'est immédiatement placé comme le digne héritier des Beatles.
Aujourd'hui, le groupe de Robert Harrison revient en force avec The Big Picture et impose son propre style.

Interview de Robert Harrison, leader du groupe - 29 avril 2002


A la fin de la tournée des Cotton Mather en France, le chanteur du groupe - Robert Harrison - n'a pu se résoudre à quitter la France et a décidé de passer quelques jours à Paris, ce qui nous a permis de le rencontrer et de lui poser quelques questions.




Lucy : Tu as vécu et grandi au Texas. Les berceuses de ton enfance devaient être plutôt inspirées par la country-rock music. Comment en es-tu arrivé à jouer ce style de musique ?
Robert : J'ai grandi à Alabama, une toute petite ville et nous n'avions pas un énorme choix de radios. Mon grand frère avait une collection de disques impressionnante et j'ai écouté cette musique pendant toute mon enfance. Au début c'était les Kings, les Beatles, les Stones, plus tard Genesis, Santana, Hendrix. Ceci m'a permis d'acquérir une bonne éducation musicale de la musique rock sans savoir qui jouait mais toutes ces musiques me plaisaient.
La première des musiques que j'ai pu écouter - autre que la country - était celle des Beatles, ensuite les Stones et les Who mais j'ai quand même écouté beaucoup de country aussi.
La musique de Cotton Mather est très emprunte de musique américaine, particulièrement du Sud et je dirais qu'elle est aussi inspirée par des groupes tels que The Band qui jouait du rock et de la country..
Il est important de savoir que les artistes anglais des années 60 ont été très influencés par la musique américaine, principalement Chuck Berry et Buddy Holly et j'ai aussi beaucoup écouté ces artistes. En grandissant j'ai écouté tous ces trucs, c'est lorsque j'étais au collège que j'ai commencé à bien connaître cette musique qui a eu une grande influence sur moi et sur le groupe. Les premiers groupes avec lesquels j'ai joué étaient plutôt des groupes de rockabilly, nous jouions Ray Charles, Chuck Berry, Buddy Holly, toute la musique des années 50 et du début des années 60.

Lucy : Le Texas est surtout connu dans le monde des musiciens pour ses artistes de country et de blues, je pense particulièrement au regretté Steve Ray Vaughan. Quel genre d'accueil vous a-t-on réservé lors de vos premières scènes avec Cotton Mather ?
Robert : Austin est une communauté musicale très variée. On peut y jouer de la musique autre que de la country et être écoutés, ce qui aurait été impossible à Nashville. Au début des années 70, des artistes ont commencé à y jouer de la musique autre que celle de Nashville, avec un look rebelle, de longs cheveux. A côté de ça, il y a toujours eu une espèce d'avant-garde du rock qui a ouvert la voie et fait qu'Austin connaisse une évolution explosive avec une sorte de scène new wave à la fin des années 70 et au début des années 80 et la plupart des groupes sont venus se produire à Austin. Il y avait un endroit appelé " Blues and Thirty " qui a ouvert au milieu des années 80 et je connaissais beaucoup de gens qui y allaient.
Nous avions donc une évolution logique par rapport à ce qu'il se passait du côté de cette scène rock, nous avions des amis et des groupes comme Spoon qui étaient super. Il y avait beaucoup de groupes que j'aimais entendre, qui apportaient de nouvelles mélodies sur un fond de rock'n roll. Austin n'est pas un haut lieu de la musique mais c'est tout de même énorme. Ce n'est donc pas un problème d'y jouer, mais il est difficile d'y vivre, car beaucoup de mecs y jouent déja.
Si je suis trop bavard il faut me le dire, cela fait trois jours que je suis à l'hôtel et que je n'ai pas parlé, donc j'en profite ! (rires)

Lucy : Tu t'appelles Robert Harrison, ta voix est très proche de celle de John Lennon… Le fait d'être souvent associé au son Beatles période 66 est quelque chose qui vous fait plaisir et que vous recherchez ou est-ce que cela pourrait finir par vous agacer ?
Robert : On compare automatiquement les groupes par rapport à d'autres en termes de sonorité musicale et un groupe qui est simplement tribute d'un autre groupe n'a pas de grand avenir. Je pense que nous avons en commun ce genre d'expérience émotionnelle de la musique avec certains des meilleurs groupes, y compris les Beatles.
Ces nombreuses similitudes décelées entre nous et les Beatles datent de la période de Kontiki et du son de ma voix sur cet album. J'ai produit cet album et j'étais dans un lieu très émouvant pour moi, au début, je ne pensais pas que cet album serait édité. Nous ne faisions qu'exprimer nos émotions car notre premier album n'avait pas remporté un franc succès.
Kontiki était donc un moyen pour nous d'essayer de retrouver une certaine innocence et un plaisir à jouer de la musique. Tout portait sur le process, et non sur le produit. En écoutant mes disques préférés de la fin des années 60, j'ai vu une similitude avec le travail des Beatles, la façon de travailler était tout aussi importante que le résultat final.
Lorsque nous écoutions les bandes, on m'a dit, " en passant les bandes comme ça, ta voix ressemble vraiment à celle de John Lennon et du devrais faire attention ". Je faisais simplement les choses avec une grande émotion sans autre pensée. Nous faisions simplement une expérience et nous avons vraiment reçu un choc lorsque l'on nous a comparés aux Beatles. Je pense que la première fois que nous avons entendu cette réaction, j'ai réalisé que nous avions pris soin à séquencer cet album et j'ai réalisé en même temps que la meilleure séquence de l'album ressemblait aux Beatles, j'ai su à ce moment que nous prenions un risque de créer une impression mais c'était la meilleure façon de faire connaître cet album alors nous avons continué sans vouloir être un groupe tribute des Beatles mais c'était la meilleure façon d'écouter cet album et qui s'en soucie ? Peut-être moi maintenant.



Lucy : Kontiki a été très influencé par les Beatles, en particulier Revolver, ainsi que Rubber Soul auquel tu as fait allusion, qu'en penses-tu ?
Robert : Kontiki est un album très particulier. Il a été réalisé dans un endroit très isolé, aussi bien sur le plan spirituel qu'émotionnel. Il a plus été inspiré par les voix de Robert Power que par tout autre à cause de son éthique d'enregistrement et je répondais à l'énergie de ses disques. Chaque artiste, chaque morceau de guitare contient de nombreuses influences et je suppose que ce que l'on a obtenu avec Kontiki est juste le contenu honnête de ma tonalité musicale. Dans un morceau tel que Vegetable Row, je ne vois aucun lien avec les Beatles. My Before and After a été influencé par tous les albums des Fab Four que j'ai pu écouter, mais je pense que c'est juste le son des Cotton Mather.
En réécoutant cet album, aucun album des Beatles ne me vient à l'esprit. S'il devait y en avoir un, ce serait probablement l'album Blanc pour ses transitions si hétéroclites.

Lucy : Quels effets spéciaux as-tu utilisés pour le son de Baby Freeze Queen ?
Robert : En fait, j'avais un rhume terrible lorsque je l'ai chantée, je veux dire que j'étais vraiment malade ! Ma voix était donc très bizarre ! Tout s'est fait lors du mixage. Je n'avais jamais mixé de chanson. J'ai donc utilisé tous les gadgets que j'avais à ma disposition pour essayer d'obtenir un bon son. Je ne me souviens pas vraiment de ce que j'ai fait, j'avais une boîte que j'avais empruntée à un ami, il y avait beaucoup de boutons, j'en ai poussé plusieurs et j'ai trouvé des sons intéressants. Il faut que je l'écoute à nouveau, je ne l'ai pas encore fait.

Lucy : Oasis a joué un grand rôle pour le succès de Cotton Mather ?
Robert : Ils nous ont beaucoup aidés, je les ai vus à la télé hier soir.

Lucy : Quelles sont tes relations avec Noël Callagher actuellement ?
Robert : En fait je corresponds avec lui pour le son du nouvel album. Je suis allé le voir à Londres mais je n'ai pas eu l'occasion de pouvoir lui parler. J'ai entendu leur nouveau single et il est vraiment bien et je leur souhaite tout le succès qu'ils méritent, je sais qu'ils ont déjà beaucoup de succès mais je leur en souhaite encore plus, et qu'ils soient heureux.

Lucy : J'ai pu observer que tu as plusieurs guitares dont quelques très belles télécaster.
Robert : Je les ai empruntées aux Sweet Apple Pie, ce n'étaient pas les miennes

Lucy : Attaches-tu de l'importance au choix de tes instruments ou ne sont-ils qu'un simple outil pour les compositions ?
Robert : J'y ai attaché une réelle importance lors de cette tournée car je souffrais de lésions dorsales dues à un accident de voiture et il ne fallait pas que je joue avec des guitares trop lourdes comme j'aime le faire habituellement lorsque je suis en tournée. J'ai donc dû faire autrement cette fois, j'ai de très belles guitares mais je ne pouvais pas les utiliser pour cette tournée qui durait deux semaines. Les Swet Apple Pie m'ont donc gentiment prêté les télécaster mais il est vrai que nous attachons une grande importance au choix de nos instruments. Tu sais, nos voix sont aussi des instruments, tout comme la batterie… il faut trouver des instruments qui soient en harmonie avec ce que tu veux faire de ta voix, de ton corps, les instruments sont une simple prolongation de notre corps.

Lucy : L'album Kontiki a été enregistré sur un 4 pistes, quel était le matériel utilisé pour The Big Picture ?
Robert : Après Kontiki, j'ai décidé de laisser le 4 pistes pour un matériel plus évolué. J'ai acheté du matériel à un ami mais il tombait toujours en panne, il fallait beaucoup de patience mais on arrivait à obtenir un son génial. On sentait la différence, on l'entendait aussi, et nous étions très satisfaits.



Lucy : Quels sont les messages que tu essayes de faire passer à ton public ?
Robert : Je n'essaye pas vraiment de faire passer des messages. Je fais mes chansons avec beaucoup de réalité, de sincérité et de sensibilité. Chaque chanson raconte une histoire différente que nous ne faisons qu'interpréter. Quand tu es sur scène, tu essayes d'établir une relation avec le public en fonction de ce qu'il attend de toi, et c'est un grand plaisir que de pouvoir passer une heure en harmonie avec les gens qui sont venus te voir et t'écouter, d'arriver à leur faire comprendre ma passion pour la musique et la sincérité avec laquelle je l'interprète.

Lucy : Es-tu intéressé par la musique improvisée et par le challenge instrumental qui en découle ?
Robert : Oui, toutes nos compositions sont spontanées, les enregistrements ne sont jamais programmés, si on programme trop, on ne travaille pas bien, on doit toujours se laisser surprendre dans le processus d'enregistrement lui-même. J'essaye toujours de faire quelque chose en studio pour lancer une idée, le groupe doit alors trouver une solution au problème que j'aurais soulevé. C'est ce qui lui donne toute sa puissance. On travaille tous ensemble, l'enregistrement doit être spontané, s'il est préparé à l'avance, il sera alors trop strict.

Lucy : As-tu déjà hésité sur la direction à donner à tes orientations musicales personnelles ?
Robert : Est-ce qu'il m'arrive de changer d'avis à propos de mes chansons ? Cela m'est arrivé une fois, la chanson était trop personnelle, elle ne pouvait pas transmettre ce que je ressentais. Lorsque nous avons fait Kontiki, j'ai demandé plusieurs fois à mon entourage si certaines chansons allaient marcher car elles étaient trop personnelles et chaque fois la réaction était la même : " oh oui, c'est la meilleure ". Je pense que s'il s'agit de quelque chose que nous pouvons partager, il n'y a aucun problème. Je n'ai aucun problème pour distinguer qui je suis et ce qu'est la musique lorsque la chanson est lancée.
Nous avions ressenti la même chose lors de l'enregistrement et lors de l'écriture des chansons, il arrive un moment où on aime que ce soit ainsi et la confiance nous gagne, ça demande du temps et de l'expérience mais je n'ai pas pour habitude de ne pas faire la distinction entre moi-même et ce que j'aime écrire et c'est une erreur car je n'ai pas bien compris qui j'étais.

Lucy : Tu as utilisé des instruments de musique classique pour Monterrey Honey. As-tu également trouvé ton George Martin ?
Robert : Je travaille vraiment très bien avec Brad Jones et il est très doué. Il a de grandes qualités tout comme George Martin car il connaît bien la musique classique, il fait de super arrangements et il est doté d'une grande sensibilité pour faire les arrangements de ce type de musique. Nous échangeons nos idées et tout s'enchaîne, je ne l'appellerais pas George Martin ou autre, il s'appelle Brad Jones.

Lucy : Nous avons eu grand plaisir à voir Cotton Mather en tournée avec Sweet Apple Pie, que penses-tu du public français ?
Robert : Le public français me donne soif… J'ai été agréablement surpris de la chaleur, de la cordialité et de l'enthousiasme du public pendant cette tournée. On nous avait dit que le public français était plutôt pincé, ça n'a pas du tout été le cas, nous avons toujours été bien accueillis, nous n'avons pas eu de mauvais public. Je pense que le public aimait notre musique et était réactif. Généralement les gens connaissaient nos chansons ou étaient très enthousiastes. C'était un peu comme au Japon où il nous a fallu un ou deux shows pour comprendre le public. Le public français était vraiment très bon…, les Français sont super et la cuisine française est excellente !

Lucy : Quel est ton meilleur souvenir ?
Robert : Il y en a tellement ! Le meilleur souvenir pour nous est lorsque nous avons joué au Havre, à Lyon et à Paris. C'était vraiment des shows super chouettes ! Un souvenir un peu plus personnel maintenant, j'ai souvenir d'avoir fait un tour de moto (ce n'était pas moi qui la pilotais, j'étais assis derrière le pilote) dans Paris un soir, c'était la première fois de ma vie que je montais sur une moto. C'était une très bonne première expérience, c'était génial ! En fait j'ai beaucoup de souvenirs, je fais un album de photos, les shows, les gens que j'ai rencontrés, la rencontre avec Sweet Apple Pie…



Lucy : Que penses-tu de la scène musicale en ce moment ?
Robert : C'est une grande question. On peut parler des conditions… Je dirais qu'elle est plutôt sympa. Les mecs font de la bonne musique, communiquent bien avec le public en terme d'accès à la musique. On fait actuellement de la musique née de la musique électronique, de la musique d'avant-garde, on fait de la bonne pop music, certaines ont la chance d'être programmées à la radio. Les mecs font maintenant leur propre musique dans les studios et on entendra de bons trucs comme on n'en avait jamais entendu auparavant. On trouve d'excellentes productions chez les petits labels mais qui ne pourront pas être programmées sur les radios car il faut donner beaucoup d'argent pour qu'un disque soi programmé. C'est très décevant et cela rend les choses difficiles pour les groupes comme le nôtre, pour atteindre un public plus large qui apprécierait notre musique mais tout challenge crée des solutions, ce qui ne nous a pas empêché de faire Kontiki mais je pense que ça en valait la peine !

Lucy : Quelles sont tes intentions pour l'avenir, vas-tu continuer avec Cotton Mather ou envisages-tu une carrière en solo ?
Robert : Je n'ai rien envisagé pour le moment. J'essaye de garder la tête froide. La façon dont nous fonctionnons avec Cotton Mather est tout un ensemble et lorsque nous nous retrouvons pour parler de projets parce que nous devons faire quelque chose, quelques semaines passent et nous retrouvons un nouveau groupe. Je parle de la plupart de nos projets, puis il se passe autre chose. Il n'y a pas vraiment de projets actuellement si ce n'est de continuer à faire de la musique et je connais beaucoup de personnes avec lesquelles je pourrais travailler, il y a le groupe de rock'n roll dans lequel j'ai joué. Je ne sais pas quelle sera l'étape suivante, nous devons analyser cette tournée. Mes projets immédiats sont de rentrer à la maison et de passer un mois à m'occuper de ma fille, à jouer avec elle, et retrouver mon rythme à la maison et c'est généralement dans ces moments-là que la créativité revient. On verra bien…

Lucy : Lucy In The Web est un site internet français consacré aux Beatles, Cotton Mather y a tout naturellement trouvé sa place. Est-ce que tu surfes souvent sur le net ?
Robert : Non, je ne vais pas souvent sur le net, j'envoie des e-mails à l'occasion mais je n'ai pas vraiment le temps de surfer parce que je n'y consacre pas mon énergie. Quand on y est, mon esprit est captivé, mon énergie suit mon esprit, puis deux heures ont passé mais je préfère utiliser ce temps à faire autre chose. Cependant, le net est un bon moyen de réunir les fans et je pense qu'il serait bon pour nous de tirer quelques avantages de cette opportunité. Nous avons commencé un site qui n'est pas encore connu ici en France mas quand je serai de retour, je ferai un tour sur votre site. Vous devriez faire un lien avec un site aux Etats-Unis qui s'appelle " the Manchurian ", c'est un site consacré à Cotton Mather et je suis sûr qu'ils aimeraient bien avoir un lien avec votre site. J'ai appris qu'il y avait un site en France consacré à Cotton Mather mais je ne le connais pas.

Lucy : On pourrait dire que Lennon et Mc Cartney pourraient être jaloux de vos chansons…
Robert : Je ne crois pas…

Lucy : Les mélodies, les harmonies vocales, les arrangements subtils, tout y est. Penses-tu que Cotton Mather pourrait être sur le point de combler le vide que les Beatles ont laissé depuis leur disparition et que vous pourriez connaître dans un proche avenir un succès immense ?
Robert : Non. Tu sais, tout ce que les Beatles ont fait a été un carton, ils ont déchiré la moquette à chaque fois.

Lucy : Oasis a aussi essayé de faire du Beatles mais semble avoir moins réussi que Cotton Mather. As-tu une recette magique pour composer de si jolies mélodies ?
Robert : En ce qui concerne les Beatles, c'est assez particulier, personne ne fera jamais ce qu'ils ont fait. Ce n'est pas une mauvaise explication mais à chaque fois qu'ils ont sorti une chanson, ils ont eu un succès. On a tendance à comparer tout ce qui remporte du succès à cette magnifique supernova qu'était ce groupe. C'était le résultat de terribles talents, goûts et visions et de cette force inexplicable. C'est une grande histoire d'amour que le monde entier a connu avec ces quatre garçons (dans le vent).
As-tu encore des questions ?

Lucy : Ce n'est pas vraiment une question. J'aime beaucoup une chanson de l'album Kontiki que vous n'avez pas chantée et que j'aurais bien aimé entendre, il s'agit d'Alice. Pourrais-tu me chanter le premier couplet ?
Robert : Oui, avec plaisir !
Alice can you hear me….



Une interview de Bridget, Cyril et Alexandre
pour LucyInTheWeb
Merci à Spirit Of Jungle




Krystel & Coyote
Juin 2002
© LucyInTheWeb

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