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Brainwashed, l'album posthume de George Harrison
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Le fruit des derniers efforts de George Harrison avant de succomber à la maladie est sur le point de voir le jour. Cet album, en guise de testament pour les fans, est chargé d'émotion un an après sa disparition. Lucy vous le fait découvrir... |
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Premières réactions sur l'album
Voici les premières impressions livrées à chaud sur le forum de Lucy.
Apparemment, c'est une réussite !
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Vince |
Je l'ai acheté ce midi au Virgin et ça fait une drôle d'impression d'avoir ça entre les mains .
Je l'ai ecouté toute la soirée, mais je pense que quelques jours sont nécessaires pour bien découvrir et assimiler le disque .
Premiéres impressions : l'utilisation du Ukulélé sur plusieurs morceaux est trés sympa, les titres qui m'ont bien accrochés sont Pisces Fish, Looking for my life, Marwa Blues, Between the Devil and the Deep Blue Sea et Brainwashed . Les arrangements sont soignés, et on reconnaît le style Harrison aux nombreuses guitares qui se marient si bien, et les vers toujours un peu ironique . Cet album semble moins mélancolique que ceux qu'à fait George par le passé ( la présence de son fils ?) .
La pochette nous fait réflechir avec ses mannequins sans expressions et morts de l'intérieur, bouffés par un systéme dont ils sont les consommateurs . Quand on ouvre, les arbustes également sont ternes, delavés, sans vie . C'est seulement en ôtant le cd que l'on aperçoit la lumiére, un dieu indien (vishnu ?) dans la position du lotus qui semble détenir LA vérité et nous indiquer LE chemin .
Comme si George dans un ultime message, nous montrait qu'il n'appartenait qu'à nous de VOIR . Simplement en ôtant ce cd, VOIR . Tout comme dans la vie . "Vivre est facile avec les yeux fermés" disait John . Même logique, même pensée . Il n'appartient qu'à nous d'appliquer ce précepte et ne pas s'encombrer de choses inutiles, superficielles . La vie est trop courte . Ne nous laissons pas parasiter la tête par tout ces connards ( teachers, médias et consorts ) . Allons à l'essentiel .
Merci George .
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dutajel |
Tres Belle analyse Vince , en fait ce disque (que j'ai enfin !!) est effectivement tout le contraire de "star academy", de "pop stars" et autres comédies musicales sans saveur que l'on nous sert à toutes les sauces ces temps ci !!
D'ailleurs à mon avis on ne l'entendra que tres peu à la radio, de même que le dernier knopfler ou le Springsteen, car maintenant on ne nous sert plus que de la soupe pour lobotomisés du cervelet sur les RTL2 ou EUROPE2 qui ne sont plus que pretexte au "SUPERFICIEL" entrecoupé de pubs et de jingles débiles , avec des animateurs qui soignent leurs égos sans se préoccupper de la musique.
Pour en revenir au contenu , harrissonien dans l'âme je ne suis pas déçu par les 2 premières écoutes que j'en ai fait.
La production n'est pas trop chargée contrairement à ce qui a été annoncé ici et là, et ce n'est pas un disque de ELO.
Jeff a respecté le "Style" Harrison tout en soignant la production , avec ces guitares cristalines en fond sonore et les morceaux épatants de slide éparpillés sur tout le disque.
Les vocaux sont excellents et Dhani et Jeff mêlent parfaitement leurs voix dans les choeurs sans trop en rajouter.
La voix de George parait revigoré par rapport à sa reprise de All things must pass, et tout le disque sonne bien et me semble assez proche de ce que l'on est en droit d'attendre de l'Angelo Mysterioso au mieux de sa forme.
Les titres que je préfere :
"Looking for my life" est vraiment pour moi le titre qui se dégage de l'album tant par ses paroles profondes et sa mélodie simple et son tempo entrainant et syncopé.
"The rising sun" est tout simplement magnifique et malgré des paroles émouvantes , il ne s'appitoie pas sur son sort déjà scellé mais il nous livre ici dans un glissando mélodique traditionnel pour lui mais tellement beau , un superbe message philosophique sur la vie , la mort et l'eternel recommencement.
L'instrumental "Marwar blues"s'écoute à fond dans le noir avec 2 bougies et permet à toute personne tentant la relaxation , voire la méditation, d'y arriver sans problème tant on a l'impression d'être bercé dans un fluide musical qui nous entraine au dessus des océans et nous fait planer au son des guitares et des notes celestes.
C'est si beau que l'on ne peut que regretter son style de jeu de guitare tout en nuance et aérien qui était unique et que l'on ne retrouvera jamais plus ???
"Stuck inside a cloud" me rappelle l'album Somewhere in england et la chanson "Lay his head " ressortie plus tard en face B d'un simple en 87.
Pour le rèste , je n'ai pas encore d'avis sauf pour les 3 chansons que je connaissais déjà :
1 Any road
J'avoue avoir préféré la version acoustique enregistrée en 1997 pour VH1 en live qui était plus dépouillée et rapide avec George à la simple guitare folk.
2 Run so far
Cette chanson avait été composée par George pour un album de Clapton que je dois avoir (Journey man??) il y a un bon bout de temps.
Je préfere également la version de Clapton car les 2 voix se mélangeaient alors avec bonheur , george effectuant le contre-chant avec Brio !!
"ah ah avec BRIO , excellent , excellent !!!
Non là c'est trop tard, j'ai voulu faire de l'humour mais c'est complètement raté une fois de plus"
3-Between the devil and the deep blue sea
J'ai également une version légèrement différente de cette reprise , jazzy excellente au passage avec Jools holland (squeeze) au piano.
Le ukulele est tres présent dans la chanson et donne un ton amusant à cette vieille chanson.
Herbie Flowers le vieux compagnon de George y va de sa basse et de son tuba.
Chacun y va de son solo, guitare à la django, piano bastringue, du music hall comme George aimait en jouer.
En fait George et Paul ont toujours aimé joué des morceaux jazzy ou de music-hall dans leurs albums solos (contrairement à john qui n'etait pas un fan !!!).
A noter "Rockin chair in hawai" qui évoque plus le bayou et jj cale que le style habituel de George mais c'est tres bon à la première écoute.
Enfin la fin de Brainwashed est meilleure que le début un peu criard avec le départ indien que l'on attendait comme un enterrement de première classe pour George le mystique qui part sur un air de 'j'ai du bon tabla" et des incantations à Shiva.
Vous je ne sais pas mais moi Shiva tout droit...
Hare,Hare !!!!!George est de retour et ca fait du bien .
Dutaj'Mahal
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Mumu |
Eh bien ça vous rend lyrique, et c'est très rafraîchissant de lire des trucs un peu ressentis sur de la musique, pour changer (et franchement, le foot fait un peu tache au milieu de tout ça, mais bon, passons... )
Mes dernières économies sont passées chez Joseph Gibert, dans la version box set, que je recommande à tous ceux qui veulent bien allonger de 3 ou 4 Euros le prix du disque, parce que c'est un très bel objet, avec un DVD en prime (court docu sur l'enregistrement de l'album, en forme d'oraison funèbre légère, contenant interviews très très bien de George, Jeff et Dhani et les 3 clips.- je suppose que vous avez déjà vu tout ça sur VH1 ou que sais-je, mais moi j'ai pas le câble !!!); Il y a aussi le poster bien vu et un drôle d'autocollant collector à l'effigie du Dark Horse.
C'est vrai qu'acheter cet album est un geste un peu étrange : on a vraiment l'impression de rendre un dernier hommage à un type qu'on a aimé et en prime, il vient nous dire doucement des choses à l'oreille.
Alors, ce qui ressort de l'ensemble : la voix et la guitare sont vraiment au centre de tout et la production, comme le dit Dutaj', est nettement au service de ces 2 éléments, bien en finesse.
Il y a une petite monotonie qui s'installe (mais c'est presque le cas de tous les albums de George), mais au-delà des compositions, il y a avant tout cette présence humaine et chaleureuse qui est aujourd'hui d'autant plus émouvante qu'elle laisse la place à .. une absence.
De magnifiques moments de guitare slide aussi....
Alors, c'est vrai, il n'y a pas de "hit" à trouver là-dedans, peu de risque d'entendre en boucle "Stuck inside a Cloud" sur MTV ou RTL ou Skyrock, ni même sur Ouï FM (la moins pire).. mais qu'est-ce qu'on s'en TAPE !
(Tiens, Dutaj', tu trouves pas que les petites phrases de cordes sur Rising Sun ressemblent un peu à celles de "When we was fab" ? - en tous cas c'est l'un des passages les plus "Beatles" de l'album...)
Bon, il ne reste plus qu'à lui rendre un bel hommage le 29 (et on compte sur vous pour donner de la voix ce soir-là...)
MuMu - all in the mind, too
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Geeloo |
Voilà, l’objet coffret Brainwashed est à la maison, il en restait 0 à la Fnac et 3 chez Gibert (Lyon) Bel objet donc, comme l’ont déjà fait remarquer Dutajel et Vince (mais bon je vais peut-être pas mettre le sticker à l’arrière de ma Polo, hé !)
Allons y donc titre par titre, comme à la grande époque de Rock & Folk (les anciens comprendront)
Le disque démarre assez joyeusement avec Any Road. C’est la chanson d’un homme qui a voyagé « à travers le temps et l’espace », « il n’y a pas de début, pas de fin », on reconnaît bien l’artiste et ses textes : réflexion métaphysique et humour harrisonnien assurés. George y joue du «banjolele », olé ! La mélodie est une des plus attachantes de Brainwashed
P2 Vatican Blues (Last Saturday Night) est un blues rapide où la guitare slide solo est en vedette, George écrit la une satire de la religion organisée (only a show ?), s’étonnant encore que personne n’ait remarqué le bullshit dans tout cela…
Pisces Fish est une ballade mid tempo au registre vocal assez grave, un peu comme Dylan dans ses productions récentes.
Le texte un peu énigmatique tente d’expliquer la complexité de nos vies qui devraient être si simples (« Je suis une preuve vivante de toutes les contradictions de la vie »)
Looking For My Life ou George à la recherche de sa vie, dans une ultime requête vers Dieu. La chanson en elle-même est un peu pauvrette.
Rising Sun est une jolie mélodie de l’album où on retrouve un peu les harmonies typiques de George avec de belles interventions du maitre de la slide guitar. Ce titre n’aurait pas déparé All things must pass (avec une voix plus adulte)
(« Dans le soleil qui se lève, vous pouvez sentir le commencement de votre vie, l’Univers joue dans votre ADN et vous avez un milliard d’années aujourd’hui »)
Marwa Blues est un instrumental à la slide absolument superbe, rien à ajouter.
Stuck Inside A Cloud est finalement un bon choix pour un single, même si, comme le rappelait Dutajel, on ne risque pas trop de l’entendre en radio ! George parle de sa condition face à sa vie qu’il sait finissante (« J’ai perdu la volonté de manger, je me parle à moi-même, je crie mais tout ce que j’entends c’est moi, coincé dans un nuage »)
Run So Far est musicalement sans surprise, le thème est une constante de Brainwashed : solitude, pas d’issue, juste courir…
Never Got Over You est un titre qui rappèle les meilleurs d’Harrison, mélodie fouillée en double voix et belles parties de guitare. La seule chanson d’amour du disque, pleine d’espoir, elle me fait même un peu penser aux Beatles sans pouvoir expliquer pourquoi…
Between The Devil And The Deep Blue Sea est une amusante reprise d’un vieux titre aux accents bluesy construit sur l’ukulélé de George. Belle brochette de musiciens avec Jools Holland, Ray Cooper et le vieux complice des studios Herbie Flowers.
Rocking Chair In Hawaii est la chanson « laid back » de l’album, comme son titre le laisse entendre… Vocalement c’est plus qu’un clin d’œil à Bob Dylan, on dirait carrément du Dylan au détour d’une phrase. Refrain bien accrocheur doublé au dobro dans un style assez proche de J.J Cale.
Brainwashed est le dernier titre du disque. Vous avez peut-être déjà lu ce texte où Harrison nous dit qu’on se fait tous « laver le cerveau » par les médias, les computers, les portables, « lavés jusqu’à l’os » La chanson et le disque s’achèvent sur une petite prière Shankra sur fond de tablas, seule référence à la musique de l’Inde de tout l’album.
Un beau cadeau d’adieu de Beatle George, un peu maigre avec ses 12 titres oui, mais n’oublions pas qu’il y en a d’autres qui attendent pour ce qui sera certainement un autre album posthume. Rest in peace George…
God, have I forgot something?
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Mumu (suite) |
Plus on l'écoute, cet album, et plus on s'y attache et on y découvre des choses.
The Devil and the Deep Blue See est joyeusement nostalgique. Il y a un côté léger et heureux de vivre qui fait presque mal au coeur quand on sait dans quelles conditions elle a été enregistrée (même session que "Horse to the water" ?). McCartney a dû apprécier, en bon fan de Tin Pan Alley, qu'était aussi un peu George (mais pas du tout Lennon).
L'instrumental Marwa Blues est vraiment très émouvant. Pas parfait, mais c'est pas important. Il y a une âme là-dedans, c'est ça qui importe.
"Rising Sun" est une merveille. Dutaj en a déjà parlé. Il y a effectivement une petite curiosité dans la production, à savoir ces interventions des cordes (coups d'archet comme dans "When we was fab") qui font très Beatles... ou peut-être très Jeff Lynne, allez savoir.
Et c'est intéressant, parce que "Brainwashed" s'interrompt pour laisser place à une curieuse plage de musique très douce (qui reviendra à la fin) avant de repartir... et là aussi, je pensais à l'arrangement de "When we was fab", quand il s'arrête pour chanter "take you awaaaayyyyy".. vous vous rappelez ? Allez le réécouter, c'est la même inspiration.
La phrase musicale à la guitare slide, sur ce pont, évoque, dans un tout autre registre, la mélodie du morceau "Love will tear us apart" de... Joy Division. C'est étrangissime mais c'est vrai ! Love will tear us apart, ç apourrait d'ailleurs être une phrase d'un morceau de George....
Quant au mantra de la fin.... en fait, on a un peu de mal, si on l'écoute au casque en se disant que ce sont les derniers mots prononcés par George Harrison sur disque officiel, comme une prière ... de ne pas avoir envie de se laisser aller à chialer un coup.
Coyote & Krystel
Novembre 2002
© LucyInTheWeb
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