 |
|
 |
 |
 |
|
 |
 |
BARRY MILES & LES BEATLES
J'ai rencontré les Beatles pour la première fois en 1965 : d'abord George et John à la fête donnée pour le trente-neuvième anniversaire d'Allen Ginsberg à Londres, puis Paul, à la maison de Peter Asher, et enfin Ringo, lors d'une séance d'enregistrement aux studios d'Abbey Road. En compagnie de John Dunbar et de Peter Asher, j'ai monté une compagnie appelée Miles Asher and Dunbar Limited (MAD Ltd), ce qui nous a permis d'ouvrir la librairie-galerie d'art Indica. À l'époque, Paul McCartney habitait chez les Asher et il a très vite mis la main à la pâte. C'est à lui que nous devons l'installation des rayons, l'enduit des murs et la conception de notre papier d'emballage ! C'est à Indica en 1966 que John a fait la connaissance de Yoko Ono, lorsque nous avons proposé à cette dernière d'organiser sa toute première exposition en Europe.
La même année, j'ai participé à la création de l'International Times (IT) et, encore une fois, Paul McCartney fut le premier Beatles à m'apporter son soutien. Il me suggéra de l'interviewer en soutenant qu'avec les bases de cet article, nous aurions plus de facilités à démarcher les maisons de disques pour des insertions publicitaires. J'ai donc suivi son conseil. Il avait parfaitement raison. Ce fut mon tout premier entretien. George a ensuite accepté de jouer le jeu. Puis ce fut le tour de Mick Jagger et le point de départ de longues années de journalisme rock. Paul et John venaient très régulièrement à Indica et j'allais souvent assister à leurs enregistrements, surtout pendant la réalisation de St Pepper. Quant la compagnie Apple fut lancée, Paul me nomma responsable du label Zapple, spécialisé dans la poésie et l'expérimental. John et Yoko consacrèrent beaucoup de temps à Zapple. En 1969, cela me donna l'occasion d'effectuer avec eux une interview fleuve de deux jours, encore une fois pour un magazine underground baptisé Oz.
Pendant toute cette période, je n'ai cessé de prendre des notes, de tenir un journal et de collecter des informations. Au fil des ans, j'ai également constitué une énorme bibliothèque de livres et documents relatifs aux Beatles, avec la nette impression que tout cela serait bien utile un jour.
Barry Miles.
|
 |
 |
|
 |
 |
 |